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Le Soir échos Quotidien marocain d'information générale

Mercredi 25 janvier, c’est sous un ciel gris que la capitale administrative du royaume, Rabat, a accueilli l’une des manifestations les plus importantes du continent africain, le Forum de Rabat.

A quelques mètres de l’hôtel Hassan abritant l’événement cossu qui a rassemblé le ghotta africain et les hommes d’affaires marocains, des milliers de jeunes, en colère, manifestent également, à leur manière. Il est 11h du matin, environ 2 500 personnes se sont rassemblées au centre ville de Rabat. La manifestation initiée par l’Association nationale des diplômés chômeurs du Maroc (ANDCM) a connu la participation de cadres supérieurs, de sympathisants de la gauche, des gens d’Al Adl wal Ilhssan, du PJD (Parti de la justice et du développement) et également le Mouvement du 20 Février.

Environ 2 500 personnes se sont rassemblées au centre ville,ici devant la gare Rabat-Ville .Photo Le Soir Echos droits réservés.

Après la Bourse, la CDG

Les diplômés chômeurs ont sillonné les grandes artères de la ville. Puis il y a eu des sous-groupes. Chaque bloc a choisi une administration ou institution pour manifester pour se retrouver en fin de journée vers 18h devant le Parlement. Certains ont choisi de scander leur colère devant le ministère de l’Éducation nationale, d’autres ont encerclé le siège de la CDG (Caisse de dépôt et de gestion), symbole de la «prédation économique, de la non transparence et du capitalisme sauvage», selon les dires d’un diplômé chômeur. «Nous ne voulons pas envahir les locaux de la CDG. Nous exigeons une seule chose : avoir une entrevue avec son PDG et lui livrer nos revendications. La CDG est le Wall-Street de Rabat et les recrutements dans cette institution publique ne sont pas totalement transparents», nous explique un membre du comité exécutif de l’ANDCM.

Pour avoir la position de la CDG quant à cet événement survenu avant-hier, le Soir Echos a tenté de joindre l’équipe communication ainsi que le PDG, main en vain. Ceci-dit, le mouvement ne compte pas s’arrêter là. Il exige du gouvernement l’ouverture d’une enquête impartiale sur la mort de Abdelwahab Zeidoun, le diplômé chômeur qui a succombé à ses blessures après s’être immolé.

Toutefois, les prémices d’une ouverture d’une enquête sont minimes. En atteste la réponse de Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement que le Soir Echos a contacté. «Je ne suis pas au courant et je n’ai aucune information par rapport à l’ouverture ou non d’une enquête quant à cet événement», nous-a-il répondu. «Nous allons nous rassembler incessamment pour convenir des actions prochaines. Et ce n’est pas la répression des forces de l’ordre qui nous en empêchera. Nous allons continuer notre combat jusqu’à ce que notre camarade Zeidoun repose en paix. Sa mort ne sera pas vaine», nous a lancé notre source. Pour rappel, pendant le «sit-in de la colère» organisé devant le Parlement mercredi 25 janvier, les manifestants ont été tabassés et bousculés à 2 reprises. Outre quelques blessures légères, il n’y a pas de cas de blessures graves.

Mohamed Amine HAFIDI

Dimanche 29 janvier, c’est au tour des enfants de savourer, au Théâtre national Mohammed V, «Haina», un spectacle original de marionnettes avec la troupe «Hajitkoum». Une matinée riche en couleurs et en musique.

“Hajitkoum” s'adresse à tout public dans le but d'encourager la préservation du patrimoine. Photo lematin.ma droits réservés

Il s’agit de la pièce théâtrale «Haina», adaptée et mise en scène par le professeur Iuliana Nassef Predut. Son texte inspiré du conte marocain «Haina» se veut un modèle de vie universelle, où se mêlent les valeurs humaines fondamentales et éternelles tels l’amitié, le respect de l’autre, l’amour, le courage, la loyauté, la persévérance, etc. «Nous avons conçu ce spectacle afin de témoigner de la richesse de notre patrimoine, le comparant à un coffre magique truffé d’un trésor considérable d’expériences et d’idées», expliquent les membres de la troupe. Et d’ajouter : «nous nous sommes tournés vers ce legs ancestral, qu’est le conte, dans l’espoir de faire revivre ces magnifiques récits à travers des marionnettes en les habillant de costumes traditionnels rappelant les autres époques de notre histoire».

En effet, c’est l’objectif poursuivi par la troupe «Hajitkoum» qui, à travers «Haina», nous renvoie à des costumes de toutes les régions du Maroc et autres accessoires dont beaucoup d’entre nous ne s’en souviennent plus, avec une illustration musicale permettant de familiariser la jeune génération avec son héritage culturel. Un travail assidu qui fut mené par la troupe «Hajitkoum» pour dénicher ce qui a commencé à être oublié avec le temps. Car comprendre le patrimoine, selon l’écrivain Abdeslam Benabdelali, impose de procéder à des fouilles qui permettent de retrouver les constructions d’origine. «Haina» vient, ainsi, pour constituer cette mémoire en la faisant revivre pour notre future génération, ravivant, en même temps, quelques souvenirs chez les parents de cette progéniture. «“Hajitkoum” s’adresse, en effet, aux enfants et adultes soutenant l’effort fait par notre pays pour préserver notre patrimoine naturel et culturel.

La transmission de ces richesses culturelles dans un pays où l’analphabétisme est encore largement répandu est très importante. Cette tradition orale qui a permis de sauver ce patrimoine doit continuer de vivre à travers des véhicules artistiques, tels le théâtre et les marionnettes. Nous avons peut-être perdu certains contes non écrits, mais la tradition orale a permis d’enrichir ce patrimoine. D’où un même conte pourrait être retransmis différemment selon les régions et les personnes qui l’ont véhiculé : chacun l’enrichissant de sa propre expérience en y mettant un peu de son âme», ajoute Naima Kouraichi Idrissi, membre de la troupe.

«Haina» permet de faire valoir toute cette richesse à travers un enchaînement de scènes mettant en avant le combat de l’Homme pour imposer les meilleurs principes de la vie (bien commun, respect d’autrui, respect de l’environnement, justice sociale…) et s’opposant à tout ce qui est violence, orgueil, oppositions d’intérêts, injustice et rivalité sociale. C’est en mettant face à face les marionnettes et l’ogre que de nombreuses causes seront, également, abordées comme la pénurie d’eau déchaînant la violence et les drames, les trahisons, la malnutrition…

Toutes ces péripéties de la vie seront évoquées à travers l’histoire de deux fiancés, Adil et Haina, séparés après l’enlèvement de la jeune fiancée par l’éternel représentant du mal : l’Ogre. S’enchaîneront ensuite les épreuves surmontées par le jeune Adil qui partit à la recherche de sa bien-aimée. De multiples situations pour approcher la dualité du bien et du mal.

La célèbre marionnettiste Anne Sinclair n’avait-elle pas dit que «les marionnettes nous font accepter l’horreur, l’absurdité ou même l’impossible et nous les autorisons à dire et à faire des choses qu’aucun humain ne pourrait se permettre ? Nous les laissons nous parler même lorsque nous refusons le dialogue avec les autres. Nous acceptons qu’elles nous sourient même si nous n’avons pas été présentés. Nous supportons qu’elles nous touchent alors que d’autres subiraient des représailles pour un geste semblable».

Historique

Créée en 2009 sous la responsabilité du professeur Luliana Nassef Predut, la troupe «Hajitkoum» souhaite, à travers ses projets, remplir le manque existant dans le domaine de l’animation pour jeunes. Conscients de cette réalité, les membres de cette troupe, en majorité des lauréats de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC), ont choisi le théâtre pour enfants et la marionnette comme moyen d’expression artistique.

L’association professionnelle «Khamya» a été, donc, constituée afin d’œuvrer pour ce genre de spectacles pour les enfants et leur épanouissement, tout en sachant, comme l’a souligné Iuliana, que «l’art doit faciliter l’apprentissage au lieu de le compliquer et que le savoir doit être mis à la disposition de la majorité. Nous cultivions le rêve que les spectateurs en herbe d’aujourd’hui seront les passionnés du théâtre et de la culture de demain».

REPERES

  • Fiche technique
    - Adaptation, scénographie et mise en scène : Iuliana Nassef Predut
    - Texte arabe : Safia Maânaoui
    - Direction: Safia Maânaoui, Naima Kouraichi El IDissi
    - Assistant de mise en scène : Nourdine Touami
    - Création lumière : Abdelmjid El Haouasse
    - Musique : Nasser Houari
    - Paroles des chansons: Nora Kouraichi, Jalila Talemsi
    - Marionnettistes : Nora Kouraichi, Safia Maânaoui, Nora Ismail, Hasnaa Maânaoui, Yassine Sekkal, Yassir – - Tarjoumani, Nouredine Touami.

Le Matin : article original

Le Soir échos Quotidien marocain d'information générale

La star américaine est une grande amoureuse du Maroc. Après avoir nommé son jumeau Moroccan Scott, elle a aujourdhui hâte autant que ses fans de se produire le 26 mai au festival Mawazine rythmes du monde.

Mariah Carey sera là. La diva américaine donnera de la voix au concert de clôture de l’édition 2012 de Mawazine. La nouvelle vient de tomber et les fans de l’artiste, dont les albums se sont écoulés à 175 millions d’exemplaires dans le monde, ont déja hâte d’être au 26 mai pour savourer son spectacle. Mariah Carey est aussi une grande amoureuse du Maroc. Elle a fait installer un salon marocain dans son appartement à New York. Plus que cela, elle vient de nommer l’un de ses jumeaux Moroccan Scott. Les organisateurs de Mawazine déclarent ainsi que c’est presque naturellement qu’elle a montré son enthousiasme à se produire à Rabat, alors qu’elle est réputée jouer très rarement dans les festivals de musique.

La voix de Mariah Carey est exceptionnelle. Elle atteint 5 octaves, et son timbre est unique. Photo Le Soir Echos droits réservés.

La diva aux 5 octaves

Cette artiste a reçu d’innombrables récompenses telles que 5 Grammy Awards, 11 American Music Awards, 28 Billboard Music Awards,  2 American Heroes Awards, Rolling Stone Award, 17 World Music Awards… Elle a à son actif 13 albums enregistrés en studio, 9 compilations et plus d’une centaine de singles qui sont aujourd’hui pour la plupart des classiques. Elle a également tourné dans plusieurs films et séries TV à succès. Sa voix exceptionnelle est dotée du talent de chanter 5 octaves. Ce qui lui a valu d’être l’interprète féminine la plus populaire des années 1990 aux Etats Unis. Souvent citée comme l’une des voix les plus influentes dans la pop musique, elle est auteur, compositeur et interprète de chansons qui lui ont assuré un plein succès, à l’international.

Une révélation Sony Music

Sa carrière commence alors qu’elle vit de petits boulots à New York. Elle rencontre le producteur Tommy Mottola et lui fait écouter les chansons qu’elle a enregistrées. L’homme est sûr d’avoir découvert une révélation. Il lui fait aussitôt signer un contrat de 10 albums avec sa maison de disques, Sony Music. Le succès est au rendez-vous en 1990 et 1991 avec la sortie de ses deux albums : «Mariah Carey» et «Emotions». Pour «Emotions», Mariah Carey établit ainsi un premier record en devenant la seule artiste à classer ses 5 premiers singles à la 1re  place du Billboard Hot 100 et elle reçoit d’ailleurs deux Grammy Awards. Par la suite, elle enregistre l’émission MTV Unplugged, à laquelle une majorité d’artistes anglophones très célèbres participent. L’émission sera une réussite et un album en sortira, vendu à près de dix millions d’exemplaires à travers le monde. L’album suivant, «Music Box», fera connaître la chanteuse pop à travers le monde. Parmi les singles sortis, «Hero», «Dreamlover» puis «Without you», titre qui fut le plus vendu en Europe et numéro un dans de nombreux pays.  En 1994, sort Merry Christmas». Le single  All I want for Christmas is you obtient un succès phénoménal au Japon et aux Etats-Unis. La carrière de cette chanson est étonnante : à chaque Noël, elle est rediffusée par les radios à travers le monde ! La sortie de l’album «Butterfly (papillon)» insecte fétiche de la star, est encore un succès pour la chanteuse, décidément abonnée aux ventes d’albums battant tous les records. Si Mariah Carrey peut être considérée comme une artiste d’une génération un peu ancienne, l’artiste continue de produire de nouveaux albums. En septembre 2011, elle est entrée en studio d’enregistrement pour un nouvel opus. Quelques uns de ses titres fraîchement produits seront d’ailleurs révélés lors du concert de clôture, le 26 mai, sur la scène de l’Olé Souissi de Mawazine, à partir de 22 heures.◆

Qods Chabâa

Article original sur le site Le Soir Echos

LIBERATION

Le Centre d’études doctorales des sciences de la vie et de la santé, relevant de l’Université Mohammed V-Souissi organise, les 27 et 28 janvier 2012, la 3ème édition des journées scientifiques sous le thème : «Recherche scientifique et environnement».

L’inauguration officielle aura lieu le vendredi 27 janvier 2012 à partir de 14h30 à la Faculté de médecine et de pharmacie, Madinat Al Irfane – Rabat. Ces journées regrouperont des spécialistes et des experts venant  de  différentes universités marocaines et associations.

Le programme de ces journées scientifiques porte sur plusieurs thèmes notamment  «Recherche scientifique au service de l’environnement», «La stratégie du département de l’environnement en matière de santé et environnement»,… ainsi que la remise de prix aux meilleures communications.

Libération

L'original de l'article sur le site qui l'a publié en cliquant ici

La 12ème édition du Forum de l’étudiant devenu un rendez vous incontournable, se tiendra du 27 au 29 janvier à Rabat. Plus de 30.000 visiteurs (élèves, étudiants, parents et professionnels de l’enseignement) sont attendus cette année à cette rencontre organisée par le Groupe l’Etudiant Marocain, indique un communiqué des organisateurs.

Du côté des participants, une centaine d’institutions et établissements -universités, écoles d’ingénieurs, écoles de formation des cadres, établissements supérieurs et professionnels publics et privés, nationaux et internationaux- seront au rendez-vous pour informer et orienter les élèves et étudiants de Rabat et des régions environnantes (Salé, Témara, kénitra, Khémisset), ajoute le communiqué.

Selon le Groupe l’Etudiant Marocain, ce forum s’assigne pour objectifs de favoriser l’information de proximité et contribuer à l’épanouissement des jeunes par une orientation efficiente.

Au programme de ce forum, figurent également des visites de lycéens et bacheliers des différents établissements de Rabat et des villes environnantes en vue de privilégier le contact direct et profiter d’une opportunité de dialogue et d’échange avec les responsables de formation, conclut le communiqué.

le point.fr

Il s’appelait Abdelwahab Zeidoun. Titulaire d’un master en documentation de l’université de Fès, dans le centre du Maroc, il participait depuis deux semaines à un sit-in dans une annexe du ministère de l’Éducation à Rabat. Face au refus des autorités de lui accorder un emploi dans la fonction publique, le jeune chômeur s’est aspergé d’essence mercredi dernier, avant de s’immoler par le feu. Atteint de brûlures au deuxième degré, Abdelwahab Zeidoun a succombé mardi à ses blessures.

Le jeune Abdelwahab Zeidoun, diplômé marocain au chômage, s'est immolé par le feu après que les autorités ont refusé de lui accorder un emploi dans la fonction publique. © Mustapha Houbais / AFP

Le jeune Abdelwahab Zeidoun, diplômé marocain au chômage, s'est immolé par le feu après que les autorités ont refusé de lui accorder un emploi dans la fonction publique. © Mustapha Houbais / AFP photo AFP Droits réservés

Plus d’un an après la mort, dans des circonstances étonnamment semblables, de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid, en Tunisie, le Maroc est-il à son tour en train de vivre les prémices de son Printemps arabe ? « Le cas malheureux d’Abdelwahab Zeidoun n’est pas un fait nouveau au Maroc », explique Zineb el-Rhazoui, journaliste et militante du Mouvement démocratique et civil du 20 février. « Des Marocains ont commencé à s’immoler bien avant la révolution tunisienne de janvier 2011. » Depuis la révolte populaire du 20 février 2011, au moins quinze personnes auraient utilisé le feu pour mettre fin à leurs jours.

« Le contexte marocain est différent de son voisin tunisien », souligne Pierre Vermeren*, historien du Maghreb contemporain à l’université Paris I. « Ce phénomène social récurrent ne devrait pas aboutir à un bouleversement du pays. » Pour ce spécialiste du Maroc, cet acte désespéré souligne toutefois l’impact considérable de la crise économique au Maroc. Ils sont ainsi des centaines de « diplômés chômeurs » à battre le pavé chaque semaine devant les édifices publics de Rabat pour réclamer un travail dans l’administration, promis par l’État.

Le Maroc n’échappe pas à la crise

Officiellement fixé à 9,1 %, le taux de chômage cache en réalité des chiffres beaucoup plus alarmants : selon l’agence marocaine pour l’emploi, 27 % des diplômes de l’université sont sans travail, tandis que 40 000 d’entre eux arrivent chaque année sur le marché. D’après l’économiste Azeddine Akesbi, interrogé par l’AFP, sur les quelque 350 000 demandeurs d’emploi annuels au Maroc, la moitié n’a jamais travaillé. « Au-delà des chiffres officiels du chômage, il existe au Maroc toute une génération de nouveaux pauvres, assure Zineb el-Rhazoui. Ces diplômés à bac + 4 et + 5 passent leur journée à répondre au téléphone, dans les services clients français décentralisés au Maroc, avec un salaire ne dépassant pas les 250 euros par mois.

Cette même somme est versée aux 6 000 Marocains qui travaillent dans la nouvelle usine flambant neuve Renault-Nissan, ouverte début janvier à Tanger. Selon la militante, la clé du problème se situerait dans « la gestion de l’économie nationale marocaine, totalement bradée et aliénée aux intérêts étrangers ». « Il faut aussi poser la question de la juste redistribution des richesses », souligne, de son côté, Jean Zaganiaris, enseignant-chercheur au Centre d’études et de recherches sur l’Afrique et la Méditerranée (Ceram) à Rabat. « Le Maroc est un pays où les écarts entre les gens très riches et très pauvres sont immenses : c’est à ce niveau qu’il s’agit d’opérer des réajustements et d’accompagner les emplois de salaires décents. »

Pour contenir le mécontentement social, l’État a bien tenté de soutenir les prix des produits de base en consentant à un déficit budgétaire important, mais le fléau semble trouver son origine ailleurs. « La crise économique en Europe a des conséquences directes au Maroc, affirme Pierre Vermeren. Cela fait vingt ans que le pays bénéficie des ressources financières des travailleurs marocains à l’étranger. Or les flux migratoires sont désormais inversés. » En deux ans, ce sont ainsi plus de 300 000 immigrés marocains qui se sont vus dans l’obligation de rentrer d’Espagne. La situation des travailleurs en Italie, en France ou aux Pays-Bas est à peine plus enviable.

« Gouvernement de l’ombre »

En colère sur les paliers de l’administration, les nouveaux diplômés l’étaient également dans les rues du pays, dès le 20 février dernier, pour réclamer de profondes réformes socio-politiques. Après une modification a minima de la Constitution en juillet ainsi que la tenue d’élections législatives anticipées en novembre, tous les espoirs se fondent désormais sur les islamistes du Parti justice et développement (PJD), grands vainqueurs du scrutin, qui ont fait de la justice sociale et de la lutte contre la corruption leur cheval de bataille. « Le PJD dispose d’une large confiance, car c’est un parti neuf qui bénéficie de sa virginité politique », analyse Jean-Noël Férié, directeur de recherche au CNRS à Rabat.

« Le PJD a entériné un faux processus de réformes, car il ne joue qu’un rôle de figuration, rétorque Zineb el-Rhazoui. Sa condition pour accéder au pouvoir était d’accepter un gouvernement de l’ombre. » Créé à la fin des années 1990, ce parti islamiste est entré dans l’opposition politique, à la condition de reconnaître le rôle de « commandeur des croyants » du roi. De fait, il ne remet pas en cause la monarchie, comme la totalité des partis autorisés au Maroc. Lors de la nomination du cabinet ministériel, le 4 janvier dernier, le parti islamiste n’a obtenu que 12 ministères sur 30, dont ceux des Affaires étrangères et de la Justice. Le ministère de l’Intérieur, l’armée et la police sont restés, quant à eux, aux mains des proches du souverain. « Il existe un autre pôle de pouvoir que le gouvernement au niveau du palais royal, reconnaît Pierre Vermeren. Ces conseillers du roi ont un rôle très important dans tous les domaines, notamment dans la gestion des affaires économiques du pays. »

Mais à la différence de la Tunisie, où le pouvoir était concentré entre les mains de Ben Ali et de son clan, le makhzen (régime) marocain renferme un système de classe dirigeante beaucoup plus complexe. Au-delà de Mohammed VI figurent de grandes familles puissantes, des intérêts économiques et des forces armées, disposant de relais et d’institutions structurées dans tout le pays. « Le rôle du roi à la tête de l’État fait consensus au Maroc, rappelle Jean-Noël Férié. Les revendications sociales n’ont rien à voir avec la remise en cause de la monarchie. » Celle-ci n’en tolère pas moins les critiques. Plusieurs journaux ont été récemment fermés. Des journalistes ont été arrêtés.

« Le mur de la peur est tombé », prévient Zineb el-Rhazoui. « Si les Marocains ne peuvent pas s’exprimer dans les médias, ils disent ce qu’ils pensent du roi dans les réseaux sociaux et la rue. » La militante donne d’ores et déjà rendez-vous à son peuple les 19 et 20 février prochains, dates d’une grande manifestation et d’une journée de grève générale, en commémoration de la première révolte.

*Auteur du livre Le Maroc de Mohammed VI : la transition inachevée (La Découverte-Poche)

La vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux la semaine dernière, provoquant un profond émoi chez les internautes. Des « diplômés chômeurs » qui demandaient leur intégration directe dans la fonction publique ont mis leur menace à exécution et ont tenté de s’immoler la semaine dernière à Rabat. L’un d’entre eux n’a pas survécu à ses blessures.

L’un des deux diplômés chômeurs qui avaient tenté de s’immoler par le feu la semaine dernière à Rabat est décédé mardi au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Selon une source hospitalière, “Abdelwahab Zaidoun est décédé vers cinq heures du matin (locales et GMT) des suites de ses blessures”.

La victime, âgée de 27 ans, avait tenté de s’immoler mercredi 18 janvier en s’aspergeant d’essence dans une annexe du ministère de l’éducation nationale à Rabat. Atteint de brûlures au deuxième degré, il avait été transporté à Casablanca pour y être soigné dans une unité spécialisée.

Titulaire d’un master en documentation de l’université de Fès (centre), il faisait partie d’un groupe de diplômés du supérieur qui participent depuis deux semaines à un sit in dans une annexe du ministère de l’Éducation à Rabat pour revendiquer un emploi dans la fonction publique.

Une vidéo diffusée sur Internet et les réseaux sociaux montrait cinq hommes s’aspergeant d’essence pendant ce sit-in, mais le liquide ne s’est enflammé que sur deux d’entre eux.

Le groupe de diplômés chômeurs, qui se dit exclu de l’opération d’embauche directe dans la fonction publique ayant fait suite au PV de juillet 2011 conclu avec le précédent gouvernement, occupe depuis plusieurs jours la terrasse de l’annexe du ministère. Ses membres avaient menacé de s’immoler par le feu s’ils ne sont pas recrutés immédiatement dans la fonction publique.

aufait/agences

L'Opinion.ma Une unité de contrôleurs assermentés relevant de la police administrative a été mise en place, récemment, par le conseil communal de Rabat dans l’objectif de veiller à l’hygiène et à la protection sanitaire, ainsi qu’à la sécurité du trafic au niveau de la capitale.

Cette unité sera chargée d’assurer le suivi quotidien in situ et d’élaborer des rapports préliminaires sur les contraventions portant sur la non-application des décisions organisationnelles relatives aux missions de la police administrative communale, indique samedi un communiqué de la Wilaya de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer.

La création de cette unité s’inscrit dans le cadre d’une décision organisationnelle visant le suivi et l’application des décisions du président du conseil communal dans le domaine de la police administrative communale.

Ladite unité, composée de cadres, fonctionnaires et agents de la commune urbaine de la ville, est chargée de mettre en oeuvre les décisions de la présidence du conseil communal et qui ne s¿enchevêtrent pas avec les interventions des autres institutions publiques exerçant des prérogatives de la police administrative spéciale.

Son champ d’action porte sur la protection sanitaire et environnementale à travers le maintien de la propreté des logements et des rues, l’état des voieries, le contrôle de la qualité des denrées alimentaires, les moyens de se prémunir contre les incendies, les inondations et autres catastrophes naturelles et la protection des plantations et des espaces verts.
Les membres de cette unité sont tenus d’aviser les autorités compétentes de toute atteinte à l’ordre public et ne devraient en aucun cas prendre des actions ou autres mesures dont l’exercice revient aux éléments de la Sûreté nationale, de la Gendarmerie royale ou des Forces auxiliaires.

 

La pléiade des participants qui seront présents nous en dit long sur l’ambition de cette rencontre internationale.

L’ouverture ce mercredi du «Forum de Rabat», sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, constitue à coup sûr un événement d’une grande signification. Alors que le continent africain, ses hommes et ses femmes, ses richesses naturelles aussi semblent avoir fait les frais d’un abandon quasi méthodique, voilà que la 1re édition du Forum de Rabat propose de leur consacrer ses travaux. La pléiade des participants qui seront présents nous en dit long sur l’ambition de cette rencontre internationale où se croiseront les interventions d’experts internationaux en développement, des membres de gouvernements venus d’Afrique notamment, des banquiers, des chefs d’entreprise, des diplomates, la presse nationale et internationale et plusieurs chercheurs triés sur le volet.

C’est peu dire qu’il s’agit d’un événement exceptionnel, car le thème choisi, les intervenants sollicités, les problématiques proposées participent, outre d’une réflexion partagée, d’un souci de rendre ses lustres à l’Afrique qui, certainement aujourd’hui encore, expriment une vision humanitaire et un patrimoine incontournable. Que le Royaume du Maroc abrite ainsi cette manifestation, témoigne de son souci d’enracinement dans le continent et ses profondeurs. C’est feu S.M. Hassan II qui écrivait que « le Maroc est comme un arbre dont les racines plongent en Afrique et les feuillages en Europe » ! A-t-on suffisamment pris en compte la dimension politique et anthropologique d’une telle citation ? A présent, elle éclaire le cycle de retrouvailles multidimensionnelles que le Maroc propose, elle ouvre la voie à une réflexion audacieuse. Le Forum de Rabat ne serait qu’une rencontre formelle s’il n’inscrivait pas une dimension à la fois institutionnelle et pragmatique à ses travaux.

Rarement, en effet, a-t-on vu depuis quelques années une rencontre à ce niveau consacrée à l’intégration et organisée dans le cadre de la coopération Sud-Sud, par des pays–disons des organismes de la rive sud. C’est un événement qui puise sa force, outre la participation remarquable de personnalités représentant les quatre coins du monde, d’une conviction majeure : le développement ou le co-développement peut être l’affaire des Africains eux-mêmes. Une telle réflexion, quand bien même elle ne serait nouvelle, constitue pourtant une sorte d’impératif inédit. Le Maroc l’inscrit dans ses priorités depuis plusieurs années, comme en témoignent les multiples visites officielles ou de travail – plus de dix – que Sa Majesté Mohammed VI a effectuées dans divers pays d’Afrique.

Au-delà du pari diplomatique que de telles visites impliquent, il y a lieu de souligner la volonté du Maroc d’apporter son soutien au développement des pays africains, de proposer sa longue et laborieuse expérience dans divers domaines. Relayant l’Etat, le secteur privé marocain n’est pas en reste. Et l’organisation de la première édition du Forum de Rabat, consacrée entièrement à la problématique de l’intégration africaine, illustre si besoin un engagement que le Maroc porte comme un symbole.

Le secteur privé national, à travers des groupes institutionnels, reste très actif en Afrique. Il y a déjà longtemps qu’il s’est implanté dans divers pays, qu’il investit ici et là et accompagne les pays frères dans leur développement et leur croissance. C’est si vrai que les relations entre le Maroc et l’Afrique ne sacrifient pas seulement à une réalité historique, elles baignent de toute évidence dans la mémoire des millions d’hommes et de femmes de ce continent qui a constitué de tout temps le « berceau de l’humanité » (Jacques Chirac). Avec le Forum de Rabat, le partenariat Maroc-Afrique prend valeur de symbole, mais surtout une dimension inédite de partage et d’échange.

Il sera donné à la coopération interafricaine son sens profond, qui ne sacrifie pas en principe à la logomachie verbale, mais qui hisse l’exigence de la bonne gouvernance au niveau mérité L’engagement du Conseil de développement et de solidarité (CDS) à réussir le pari de cette première rencontre n’a d’égale que la volonté de ses organisateurs et de ses membres d’ouvrir un espace de réflexion et de propositions nouvelles, en somme de nouvelles pistes pour ne pas dire une nouvelle formulation du co-développement. L’aréopage de personnalités invitées, l’intérêt soutenu du public nombreux comme de la presse internationale, les thématiques choisies, interpellent notre regard mais aussi notre souci de voir, à travers ce Davos africain, la dimension de l’enjeu interafricain: celui notamment de la solidarité qu’il faut réinventer, de la conscience aiguë qu’il n’est de développement et de croissance aujourd’hui que partagée.

Par Hassan Alaoui | LE MATIN

En attendant l’entrée en vigueur de nouvelles mesures, le paiement sur les parkings demeure une affaire de conscience.

Les citoyens de la ville de Rabat se posent de plus en plus de questions sur le nouveau mode de gestion des parkings publics de Rabat. Depuis l’annulation de l’usage du sabot à l’encontre des contrevenants en avril dernier, les recettes de Rabat Parking ne cesse de dégringoler. Le conseil de la ville avait certes annoncé lors de la tenue de sa session ordinaire au mois de décembre dernier de nouvelles mesures destinées à mieux organiser les parkings, mais aucune date n’a été encore communiquée jusqu’à présent annonçant l’entrée en vigueur de la nouvelle formule. Le président du comité chargé des affaires juridiques au conseil communal de la Ville, Saâd Benmbarek, se réserve pour sa part d’annoncer une date précise et se limite à signaler que le nouveau mode de gestion sera opérationnel prochainement.

Pour ceux qui ne connaissent donc pas encore le nouveau mode de gestion des parkings publics prévu pour la ville de Rabat, il faudra signaler qu’il repose sur l’extension des zones de stationnement payant et l’adoption d’une nouvelle formule de verbalisation des amendes pour les contrevenants. C’est la mairie qui a désigné ce mode après avoir augmenté sa part dans le capital de Rabat Parking, passée ainsi de 39% à 51%.

Lors de sa session du mois d’avril dernier, le conseil de la ville avait en effet voté à l’unanimité un cahier de charges relatif à la gestion du stationnement. Ledit cahier de charges avait fait l’objet d’amendements lors de la tenue de la session du conseil au mois de décembre 2011. Les amendements ont concerné la définition de la nouvelle formule de verbalisation d’amendes pour les automobilistes qui refusent de payer leurs places au parking de Rabat. On parle désormais d’un procès-verbal qui sera rédigé par la police administrative ou municipale en cas d’infraction à la loi, au lieu de la pose du sabot. Le montant de l’amende a été fixé, selon M. Benmbarek, à 40 DH. Mais la nouvelle procédure est sévère avec les récidivistes.

Le règlement prévoit, en cas d’infraction répétitive et du non-paiement de la première amende, d’établir un nouveau PV de 40 dirhams, mais aussi ‒ et c’est le plus contraignant pour l’automobiliste ‒, une immobilisation de la voiture durant cette journée jusqu’au règlement de l’amende, sinon il faut compter une amende supplémentaire de 40 DH pour chaque journée de plus. Saâd Benmbarek, élu et vice-président du conseil d’administration de Rabat Parking, indique qu’il sera rare de recourir à un deuxième PV, parce que le système de paiement du stationnement sera très souple. Le règlement peut s’effectuer dans les différents horodateurs de la ville sans échéance précise. Et pour recueillir ces amendes, la police municipale sera dotée d’un système de «PDA» connecté à Internet qui lui permettra de mettre en ligne le numéro de matricule du véhicule ayant dépassé la durée du stationnement déjà payé. D’après M. Benmbarek, la mise en œuvre de ces mesures contribuera à mettre fin à des irrégularités et des pratiques qui dérangeaient les automobilistes (pose du sabot), depuis que la société Rabat Parking s’était vue octroyer en 1997 la gestion des parkings de la ville. Mais en attendant donc l’entrée en vigueur de la nouvelle formule, c’est le grand vide. En l’absence d’un cadre contraignant, le paiement du stationnement demeure une affaire de conscience. Et c’est la responsabilité du citoyen qui est mise à l’épreuve…

Les nouveaux tarifs de stationnement déjà fixés

Selon Saâd Benmbarek, président du comité chargé des affaires juridiques au conseil communal de la Ville, les dernières modifications adoptées par le conseil portent sur le tarif, les horaires et les exonérations ainsi que les infractions aux règles relatives au stationnement. D’après lui, l’organisation de ces espaces constituera une source financière supplémentaire pour le conseil de la ville, sans compter les bénéfices qui atteindront annuellement 10 millions de DH.

S’agissant du tarif prévu dans le cadre de ce nouveau mode de gestion, on apprend que ce dernier a été maintenu à 2 DH pour 40 minutes dans des zones bleues qui seront déterminées ultérieurement, alors que dans les parkings situés au sous-sol, le tarif a été fixé entre 3 et 6 DH l’heure de 8h à 20h et entre 2 et 3 DH de 20h à 8h. Quant aux infractions, elles concernent le non-paiement, l’illisibilité des tickets de paiement, le défaut de stationnement et le dépassement de la durée de stationnement autorisée.

REPERES

Avantages du nouveau mode

  • La mise en œuvre des nouvelles mesures contribuera à mettre fin à des irrégularités et des pratiques qui dérangeaient les automobilistes (pose du sabot) depuis que la société Rabat Parking s’était vue octroyer en 1997 la gestion des parkings de la ville.
  • Amende : le montant est fixé à 40 DH

La commune prévoit de modifier les clauses du contrat liant le conseil aux trois entreprises délégataires. Etat des lieux.

Rabat a de sérieux problèmes avec ses ordures ! Quoi qu’il soit choquant, le décor est devenu habituel pour les habitants de la capitale : conteneurs qui débordent, odeurs nauséabondes, avenues non balayées représentent en gros l’image quotidienne à laquelle ont droit les citoyens de cette ville, notamment dans les quartiers populaires… Les déchets envahissent Rabat, suscitant la grogne générale des habitants qui assistent impuissants à ce spectacle devenu quotidien.

Les critiques se multiplient, pointant du doigt les sociétés chargées de la collecte et la gestion déléguée des déchets pour leur non-respect du cahier des charges. On reproche notamment à ces entreprises de ne pas respecter les fréquences de passage des camions (les bennes de collecte des ordures ménagères) et de ne pas déposer assez de conteneurs. Ces derniers, quand ils existent, ne sont pas nettoyés régulièrement. Notons que les rues ne sont pas non plus en meilleure situation. D’après certains observateurs, le balayage des avenues ne respecte aucun programme et reste aléatoire. Une situation qui a contribué à augmenter les points noirs qui ne cessent de se multiplier. Bref, la ville vit depuis un bon moment dans le chaos.

Mais quelles sont donc les raisons d’un tel désordre ? Il faut tout d’abord savoir que la capitale est la seule ville du Royaume ayant un statut spécial. En effet, le dossier de gestion déléguée des déchets est géré par deux instances, à savoir le conseil de la ville et la wilaya. Une réglementation qui n’existe dans aucune autre ville du Royaume. Dans les autres régions, la municipalité remplit cette mission à elle seule. Ce statut confère donc exclusivement à la wilaya le pouvoir d’infliger des pénalités aux sociétés délégataires, en cas de non-respect du cahier des charges signé avec le conseil de la ville. Or la wilaya refuse jusqu’à présent de franchir le pas et de recourir à des mesures coercitives à l’encontre des entreprises réfractaires. Deuxième élément à tenir en compte : plusieurs lacunes sont relevées dans les contrats conclus initialement entre le conseil de la ville et les trois sociétés délégataires, à savoir Sita, Tecmed et Veolia. Aucune clause de l’actuel contrat n’exige des trois prestataires le renouvellement de leur matériel ni le remplacement de celui qui est devenu défectueux. Pourtant, la commune de Rabat débourse chaque année plus de 100 millions de DH pour le règlement des prestations des trois opérateurs.

«Cette situation ne peut plus durer. Nous avons donc engagé un bureau d’expertise pour relever tous les dysfonctionnements et proposer un nouveau cadre contractuel», souligne Abdelmounim Madani, maire adjoint. D’après ce responsable, il a été convenu de mettre en place un nouveau plan de redressement afin de remédier à une situation qui devient de plus en plus préoccupante. «Nous avons prévu de mettre en place de nouveaux termes de référence selon lesquelles nous définirons le mode de collecte approprié à chaque quartier, on spécifiera le matériel à utiliser, le mode de conteneurisation approprié à chaque secteur urbain et même les résultats attendus», explique M. Madani.

Une fois que les nouveaux termes de référence seront établis, le conseil renégociera chaque contrat avec les trois sociétés délégataires dans la perspective de trouver de nouvelles solutions «pour la mise à niveau de leur prestation». «Nous espérons que les négociations se déroulent à l’amiable, mais le conseil de la ville pourra recourir à tout ce que stipule le contrat pour défendre les intérêts du citoyen», tient à faire remarquer M. Madani. Selon les déclarations de ce responsable, les contrats pourront bien faire objet de modification à travers l’introduction de nouveaux avenants qui fixeront d’une manière plus précise les standards de conteneurisation, la fréquence de collecte ainsi que de balayage. Rappelons qu’actuellement, de nombreuses communes, surtout les dernières en date comme Rabat (Hassan, Yaâcoub Al Mansour et Youssoufia), Casablanca et Fès, ont délégué la gestion des déchets solides à des sociétés privées. Le coût moyen des services de collecte est estimé 366 DH par tonnes. Quant à la durée du contrat de concession, elle varie de 5 à 7 ans.

Historique d’un service public

La ville de Rabat, comme toutes les villes du Royaume, a connu ces dernières décennies une augmentation démographique et un développement urbain qui a nécessité la mise à niveau de l’environnement et du cadre de vie. Ainsi, le secteur de déchets solides a été fortement influencé non seulement par le changement de mode de vie, mais aussi par l’augmentation de la production des déchets ménagers et assimilés. Face donc à ces mutations, les services communaux chargés de la gestion de ce secteur sont restés impuissants et n’ont pas pu suivre cette évolution à cause de l’absence d’un cadre organisationnel de ce secteur. Il s’en est suivi une dégradation de l’environnement et du cadre de vie des citoyens. Cette situation a incité le conseil de la ville à conclure des conventions avec trois sociétés délégataires en 2002, qui s’occupent depuis de la collecte des ordures ménagères.

Critiques et modifications

  • Critiques : elles se multiplient, pointant du doigt les sociétés chargées de la collecte et de la gestion déléguée des déchets pour leur non-respect du cahier des charges.
  •  Modifications : les contrats pourront bien faire l’objet de modification à travers l’introduction de nouveaux avenants qui fixeront d’une manière plus précise les nouveaux standards de collecte de balayage.

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 Note de www.rabat-maroc.net : Voir sur Youtube les 11 vidéos d’un internaute Rbati au pseudonyme de 4trust80 qui mène un combat politique anonyme contre la saleté de la Ville. (Ce témoignage n’a aucun rapport avec l’article du Matin ci-dessus).

L'Opinion.maLes éléments de la police judiciaire de la préfecture de Rabat viennent d’élucider l’affaire du crime odieux qui a coûté la vie d’un jeune âgé de 29 ans.

En effet, les faits remontent aux mois dernier, au cours d’une beuverie, qui s’est déroulée dans une ruelle à Dour Hajja, une dispute éclata aux environs de vingt trois heures entre un buveur « l’auteur de l’acte »et la victime.
 
Alertés, les policiers ont découvert le corps de la victime gisant dans une mare de sang à l’entrée d’une maison abandonnée, souffrant de graves blessures au niveau de la tête et de fractures au niveau du bras gauche.
La victime succomba à ses blessures au cours de son transfert.
 
Les investigations menées par les enquêteurs ont confirmé qu’il s’agissait d’un homicide involontaire suite à une chute mortelle et ce, après avoir fait l’objet d’une violente agression de la part de l’auteur et ses compagnons qui a agi sous l’effet de l’alcool.
 
Les auteurs de ce crime abominable n’ont pas omis de faire disparaître toute trace du crime. Identifiés, puis arrêtés, les trois meurtriers ont été placés en détention provisoire par le procureur près la juridiction compétente pour coups et blessures volontaires ayant induit à un homicide involontaire avec tentative de supprimer les preuves matérielles de leur crime.
 
23/1/2012

Le Soir échos Quotidien marocain d'information générale

2012 commence bien pour les Rbatis qui ont découvert, le weekend dernier, leur nouveau jardin zoologique. Cet espace, dont la réalisation a nécessité pas moins de 460 millions de dirhams, est le 2e plus grand zoo d’Afrique après celui d’Afrique du Sud. Visite guidée en photos.

En plus d’un personnel incompressible (soigneurs, etc.) constitué d’une quarantaine de personnes, le jardin zoologique travaille par contractualisation avec le secteur privé (jardiniers et paysagistes, agents de la sécurité...). Photo Le Soir EchosLe jardin zoologique national est divisé en six zones que le visiteur peut découvrir à travers divers circuits : la ferme pédagogique, les montagnes de l’Atlas, la zone désert, la zone savane, les zones marécageuses, et la forêt tropicale. Photo Le Soir Echos

 
TARIFS Le jardin zoologique de Rabat a mis en place une dizaine de tarifs. Les adultes (50 DH pour la journée), les enfants de 3 à 14 ans (30 DH), et les moins de trois ans bénéficient de la gratuité. Les groupes scolaires (à raison de 20 DH par enfant), les personnes à besoins spécifiques et les familles (120 DH). Le lundi est une journée promotionnelle. Entre 15h et 17h30, le tarif proposé est également dégressif.

TARIFS Le jardin zoologique de Rabat a mis en place une dizaine de tarifs. Les adultes (50 DH pour la journée), les enfants de 3 à 14 ans (30 DH), et les moins de trois ans bénéficient de la gratuité. Les groupes scolaires (à raison de 20 DH par enfant), les personnes à besoins spécifiques et les familles (120 DH). Le lundi est une journée promotionnelle. Entre 15h et 17h30, le tarif proposé est également dégressif. Photo Le Soir Echos

 

Le zoo est spécialisé dans la faune africaine, ce qui a permis aux animaux de s’adapter rapidement à leur nouvel environnement. Aucun climat artificiel n’a dû être créé.

Le zoo est spécialisé dans la faune africaine, ce qui a permis aux animaux de s’adapter rapidement à leur nouvel environnement. Aucun climat artificiel n’a dû être créé. Photo Le SOir Echos

 

Mettant l’accent sur l’immersion du visiteur dans la nature, les cages sont proscrites au sein du zoo. Les animaux sont séparés des visiteurs par des fossés, de l’eau ou des vitres.

Mettant l’accent sur l’immersion du visiteur dans la nature, les cages sont proscrites au sein du zoo. Les animaux sont séparés des visiteurs par des fossés, de l’eau ou des vitres. Photo Le Soir Echos

Le zoo espère accueillir entre 900 000 et 1,2 million de visiteurs par an.

Le zoo espère accueillir entre 900 000 et 1,2 million de visiteurs par an. photo Le Soir EchosLe jardin zoologique national est divisé en six zones que le visiteur peut découvrir à travers divers circuits : la ferme pédagogique, les montagnes de l’Atlas, la zone désert, la zone savane, les zones marécageuses, et la forêt tropicale. Photo Le Soir Echos

 

Où se touve le jardin Zoologique de Rabat : à côté du stade Prince Moulay Abdellah en prenant l'avenue Hassan II.

Le Soir échos Quotidien marocain d'information générale

Relieur-doreur est un métier dont la cote de popularité ne cesse de baisser. Noureddine Doghmi,qui exerce toujours dans une ruelle de Rabat, fait de la résistance. Le Soir échos est entré dans l’atelierde ce survivant d’un métier en voie de disparition.

La rue Soussa est une rue paisible du quartier Hassan de Rabat. Située à deux pas de l’Institut français et de la Place Joulane, elle est rythmée par le passage régulier du tramway à sa hauteur. Unique animation sonore qui vient rompre un silence imperturbable.C’est au milieu de cette ruelle que l’on trouve une boutique pas comme les autres. Il s’agit de l’atelier d’un relieur- doreur, comme l’indique l’inscription sur la vitrine poussiéreuse. A première vue, on pourrait penser que l’atelier a fermé ses portes depuis des lustres. Jusqu’à ce qu’un petit homme souriant pointe finalement le bout de son nez.Noureddine Doghmi est le maître des lieux. Artisan de son état, « Maître » est d’ailleurs son titre. Un artisan qui ne cache pas sa déception de voir son métier disparaître. « Je n’ai pas transmis mon savoir-faire à mes fils, parce que je sais bien qu’il finira par disparaître », nous avoue-t-il en haussant les épaules, dépité.

De père en fils

Noureddine Doghmi, dans son atelier à Rabat.
Noureddine Doghmi, dans son atelier à Rabat. Photo Le Soir Les Echos

C’est son père, le défunt Mohamed, qui lui a tout appris. Celui-ci a ouvert son premier atelier sur la rue des Consuls en 1925. Puis, c’est en 1962, quatre ans après le déménagement de l’atelier dans le quartier Hassan, que Noureddine est entré dans l’arène artisanale. L’héritage de son père, il ne l’oublie pas. Sur l’un des murs de l’atelier, on aperçoit d’ailleurs une photo de son paternel, qui jouxte un diplôme d’honneur reçu par Mohamed Doghmi en 1946, lors de la Foire d’exposition de Rabat. L’atelier semble trop grand pour le peu de travail qui y est réalisé. Les étagères soulèvent des vestiges d’un an révolu. Des bouts de cuirs tiennent compagnie à des livres déshabillés et à une poubelle enveloppée de cuir. « C’était une autre époque où l’on travaillait beaucoup, avec treize apprentis. Depuis cinq ou six ans, la clientèle est en chute libre, et les apprentis sont allés à la retraite ou sont décédés », se désole-t-il en baissant le son de son unique compagnon, son poste radio. Parmi les clients disparus figurent Bank Al Maghrib, les ambassades, la protection civile, ainsi que plusieurs administrations publiques. La faute à qui ? Après quelques secondes de réflexion, il lâche le nom du coupable potentiel. « Internet nous a certainement conduits à notre perte. Le papier et les livres perdent la place prépondérante qu’ils détenaient ». état- civil, bulletins officiels, documents internes. Il y a encore quelques années, les documents à relier jonchaient les étagères et les tables de cet atelier.

Dans sa bulle

« Aujourd’hui, je ne reçois que quelques particuliers, souvent des étrangers vivant au Maroc, qui possèdent une bibliothèque », détaille Noureddine Doghmi. Au moment de la discussion, un client entre, attiré par l’un des livres exposé en vitrine. C’est un habitué. « Je fais relier mes livres pour mieux les conserver. Je suis un mordu de lecture et il n’y a rien de mieux qu’un bon livre, écrit par un auteur que j’apprécie, tout cela mis en valeur par une reliure soignée », nous lance un des rares clients de Maître Doghmi.Une fois la commande prise, celui-ci se met immédiatement au travail. Il entre dans sa bulle. Même la radio coupe son souffle. Il s’applique et prend son temps avant de découper un rouleau d’or fin. La touche finale est apportée par un composteur, chauffé au préalable, qui vient marquer les initiales souhaitées par le client. Relieur-doreur est un métier de solitaire, et le caractère de Maître Doghmi s’y prête bien. « J’aime venir ici, du lundi au samedi pour travailler sur mes quelques commandes. Aujourd’hui, je prends ce métier comme une activité qui m’évite de passer la journée au café comme les hommes de mon âge », nous confie le relieur, avant de se replonger dans son ouvrage. C’est le sourire aux lèvres, malgré tout, qu’il nous confirme que son savoir-faire mourra avec lui. Le progrès, s’il est dévastateur, apportera tout de même de nouvelles créations et de nouveaux métiers, qui ne seront pas pour autant dépourvus de noblesse.

Selma T. Bennani

 

•Augmentation de la capacité d’accueil annuelle de l’aéroport à 1,5 million de passagers.
• Une infrastructure aéroportuaire conforme aux normes internationales destinée à accompagner l’essor socio-économique de la région.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, vendredi, à l’inauguration du terminal de l’aéroport de Rabat-Salé, dont les travaux de rénovation et de réaménagement ont nécessité un investissement global de 287 millions de dirhams (MDH). Après avoir dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique, le Souverain a effectué une tournée à travers les différentes structures et dépendances de cette infrastructure aéroportuaire qui permettra de porter la capacité d’accueil annuelle de l’aéroport à 1,5 million de passagers au lieu de 500.000 actuellement.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI inaugure le nouveau terminal de l'aéroport de Rabat-Salé, d'un coût global de 287 MDH

Réalisé par l’Office national des aéroports (ONDA), ce terminal, d’une superficie de 16.000 m2, est doté d’équipements technologiques de pointe répondant aux exigences internationales en matière de sûreté, de sécurité et de qualité de service, et d’une architecture optimisant les espaces pour une gestion fluide des passagers. Il comprend un hall public, une salle d’embarquement, un espace VIP, un hall d’arrivée, un espace réservé à la livraison des bagages, des cafétérias, une boutique hors taxe (Duty Free), des guichets de banque, un bureau de change et des agences de location de voitures. Le nouveau terminal de l’aéroport de Rabat-Salé comporte également des écrans d’affichage des informations, un système banalisé d’enregistrement et d’embarquement et des équipements modernes de radionavigation, de sûreté, de vidéo-surveillance et de contrôle d’accès. Une des caractéristiques de cette nouvelle structure aéroportuaire est l’éclairage naturel de ses divers espaces.

La conception architecturale adoptée répond aux attentes des clients en matière d’accueil, d’ambiance et de fonctionnalité. Ce projet d’envergure intervient en concrétisation des Hautes orientations royales visant à doter la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer d’une infrastructure aéroportuaire conforme aux normes internationales, à même d’accompagner l’essor socio-économique de la région. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement de l’ONDA, qui se fixe pour priorité de généraliser la conformité aux normes internationales en matière d’écoulement du trafic aérien international, de sécurité aérienne, de sûreté aéroportuaire et de qualité des prestations. L’aéroport de Rabat-Salé, certifié ISO 9001/2000, dispose d’installations aéroportuaires (piste d’atterrissage d’une longueur de 3.500 m et 45 m de largeur) lui permettant d’accueillir des avions gros porteurs.

Le nouveau parc zoologique de Rabat a été inauguré le 9 janvier dernier. Le 14 janvier était l’ouverture au public. Les visiteurs ne se sont pas fait attendre, certains ont du même reporter leur visite tant la cohue était importante.

Il faut dire qu’ils ont mis les grands moyens pour remplacer l’ancien zoo. Plus de 40 millions d’euros ont été investi pour  que les 120 espèces puissent évoluer dans de bonnes conditions et en semi-liberté. On peut y voir entre autre le lion de l’Atlas, le mouflon à manchettes et le singe Magot.

La faune sauvage marocaine, africaine et saharienne jouit d’une surface de 50 hectares mais 27 hectares sont vraiment exploités parce qu’une deuxième phase d’aménagement est prévue. Un  safari de nuit serait dans les projets afin de présenter la vie sauvage nocturne.

Une ferme éducative est également installée  pour donner une idée de  la vie rurale et des pratiques quotidiennes exercées dans les fermes.

Le parc animalier se veut pédagogique pour sensibiliser à la protection de la faune.

De nouvelles mesures destinées à mieux organiser les parkings publics de Rabat entreront prochainement en vigueur avec l’objectif de mettre un terme à une situation anarchique provoquée par la saturation des espaces réservés au stationnement des véhicules dans la capitale.

Ces mesures contribueront aussi à mettre fin à des irrégularités et des pratiques qui dérangeaient les automobilistes (mise du sabot) depuis que la société Rabat Parking s’était vu octroyer en 1997 la gestion des parkings de la ville.

A cet effet, Rabat Parking a été transformée, conformément à l’article 140 de la Charte communale, en une autre société dite relevant de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et chargée notamment de la gestion des parkings à Rabat.

Ces nouvelles mesures interviennent après l’adoption par le Conseil communal lors de sa session ordinaire d’octobre 2011 des modifications introduites par le ministère de l’Intérieur relatives à l’arrêté et certains articles de la convention portant sur la gestion des parkings.

Le président du comité chargé des affaires juridiques au Conseil communal de la ville, Saad Benmbarek, a indiqué que ces modifications portent sur le tarif, les horaires et les exonérations ainsi que les infractions aux règles relatives au stationnement.

M. Benmbarek a souligné que l’organisation de ces espaces constituera une source financière supplémentaire au conseil de la ville sans compter les bénéfices qui atteindront annuellement 10 millions de dirhams.

Le conseil, qui a porté sa contribution à la nouvelle société de 39 à 51 pc, a adopté lors de sa session ordinaire d’octobre 2010, le cahier de charge sur la durée d’exploitation, les obligations, la convention d’exploitation et la loi organique relatives à l’organisation des parkings.

Selon M. Benmbarek, ce cahier de charge vise à déterminer les méthodes d’exploitation des parkings destinés au stationnement pour une période d’exploitation de 10 ans renouvelable.

Le tarif a été maintenu à 2 DH pour 40 minutes dans des zones bleues qui seront déterminées ultérieurement, alors que les parkings situés au sous-sol, le tarif a été fixé entre 3 et 6 DH l’heure de 8H00 à 20H00 et entre 2 et 3 DH de 20H00 à 8H00.

Quant aux infractions, elles concernent t le non-paiement, l’illisibilité des tickets de paiement, le défaut de stationnement et le dépassement de la durée de stationnement autorisée.

En cas d’infraction, le contrevenant devra s’acquitter de 40 DH au profit de la société d’exploitation.

Ils sont prêts à tout pour se faire entendre. Trois diplômés chômeurs ont tenté de s’immoler par le feu hier à Rabat, afin de crier leur ras-le-bol et faire entendre leurs réclamations.

Trois diplômés chômeurs ont mis le feu à leurs vêtements hier à Rabat. Brûlés au 2ème et au 3ème degré, Omar Akaoui 28 ans, Master en Chimie ; Zaydoun Abdowahab 27 ans Master en Droit et Mahmoud El Haouas 25 ans, Master en Droit pénal, ont été conduits à l’hopital Ibn Sina de Rabat avant d’être transférés à Ibnou Rochd de Casablanca, indique à Yabiladi Aziz Sbaâi, le responsable Relation presse du Groupe des cadres chômeurs.

Ayant pris d’assaut l’annexe du ministère de l’Education nationale, les diplômés chômeurs manifestaient pacifiquement depuis le 5 janvier. Ils y étaient pour crier leur ras-le-bol et plaider leur cause une « intégration directe » dans la fonction publique pour tous. D’après Aziz Sbaâi, tout a dégénéré lorsqu’il y a eu l’intervention musclée des forces de l’ordre ». « Des personnes sont venus à notre secours avec de la nourriture et des médicaments, les autorités les en ont empêchés. C’est à ce moment que nous avons décidé d’allumer le feu. Tous nous voulions le faire », a-t-il déclaré.

Pour quel résultat ?

Dans son discours électoral, M Abdelilah Benkirane, a bien souligné qu’il est impossible d’insérer le nombre important des diplômés chômeurs dans le secteur public, rapportait Aufait. Pour le premier ministre, seuls la compétence des diplômés et un réel besoin de la part des entreprises qui devraient garantir l’emploi pour ces jeunes. Il proposait à cet effet des formations et des bourses pour faciliter leur intégration dans le marché du travail.

Si les objectifs du gouvernement restent inchangés, l’on se demande quel sera le sort de tous ces jeunes.

Désastre, paradoxe, ….

Selon la présidente de l’Association marocaine des droits de l’homme, Khadija Ryadi, cette situation est « un désastre ». Elle dénonce la « mauvaise gouvernance », la corruption et l’injustice. Car dit-elle, au bout de plusieurs jours de manifestations, les jeunes reçoivent des promesses dont ils ne voient pas la réalisation. « Certains reçoivent parfois des prérequis signés, mais sans aucune suite. Nous appelons les autorités étatiques à honorer leurs promesses. Il faudrait que les accords aboutissent », explique Mme Ryadi à Yabiladi.

Par ailleurs, « ce n’est pas la première fois et ce ne sera peut-être pas la dernière », soutient Mme Ryadi. « C’est paradoxal parce qu’on parle d’un nouveau Maroc…, mais les choses ne font qu’empirer. Et le fait est qu’il n’y a pas que les chômeurs qui sont marginalisés », s’indigne-t-elle.

L’AMDH prévoit de « faire pression sur les autorités publiques afin que justice soit faite pour ces jeunes ». Car ils n’ont pas pu bénéficier des 4 000 postes, alors qu’ils multiplient les manifestations depuis longtemps. « Ce sont plutôt ceux qui ont des relations avec les partis politiques qui en ont profité. C’est injuste », clame la présidente.

 

L’ensemble des vols à destination ou au départ de l’aéroport Rabat-Salé sont traités dans son nouveau terminal et ce dès vendredi 20 janvier 2012 au soir, a annoncé l’Office National des Aéroports (ONDA) dans un communiqué.

Une signalétique est mise en place afin de faciliter l’acheminement de l’ensemble des usagers vers ce nouveau terminal, a précisé la même source.

Le nouveau terminal de l’aéroport de Rabat-Salé, inauguré vendredi par SM le Roi Mohammed VI, est une nouvelle structure aéroportuaire alliant modernité et authenticité dans sa conception architecturale, et répondant aux normes internationales en matière de sûreté, de sécurité et de qualité de service.

D’un coût de 287 millions de dirhams, le nouveau terminal de l’aéroport de Rabat-Salé verra sa capacité d’accueil annuelle portée à 1,5 million passagers, au lieu de 500.000 actuellement.

Vendredi 20 Janvier 2012 – 17:36

 

Atlasinfo.fr

LIBERATION

Les femmes se sont bruyamment invitées à la présentation du programme gouvernemental présenté hier, jeudi 19 janvier, en fin de matinée, par Abdelilah Benkirane devant les deux Chambres du Parlement.

Derrière la bannière du mouvement pour la démocratie paritaire, elles ont tenu à manifester, en face du Parlement, au moment même où le chef de gouvernement passait le grand oral devant députés et conseillers. A l’intérieur de l’Hémicycle et au tout premier rang, les membres du gouvernement ont pris place, 30 hommes et une seule et unique femme, noyée dans une masse masculine. « Et c’est là tout le problème. Une femme et 30 hommes, est-ce cela la parité ? », s’interroge avec force une activiste du Mouvement pour la démocratie paritaire avant d’avoir une pensée pour la ministre voilée Bassima Haqaoui. Pour parodier la chanson et entonner le refrain « de 30 hommes au gouvernement, et moi, et moi et moi».

photo liberation.ma

Ce jeudi matin, elles ont donné de la voix, protesté, fustigé et revendiqué. « Notre présence ici est une manière de donner une voix pour la dignité, l’égalité et la démocratie », lance une Marocaine en colère. Ceux et celles qui ont répondu à l’appel de ce mouvement né à la veille des élections législatives  sont venus dire toute leur indignation, toute leur colère aussi face à ce qu’ils qualifient de recul de la démocratie et des acquis arrachés de haute lutte par les Marocaines. « Qui ose encore parler de démocratie si la moitié de la société est exclue des commandes du pouvoir ? Et dire que la Constitution prévoit la création d’un conseil de l’égalité ! La composition du gouvernement conduit par M. Benkirane démontre bien que l’égalité n’est qu’un slogan, un discours. Quant à la parité, nous sommes loin, très loin », affirme cette militante des droits des femmes.

En appelant à manifester devant le Parlement ce 19 janvier, jour de la déclaration gouvernementale présentée par A. Benkirane, le Mouvement pour la démocratie paritaire  entend peser sur l’investiture  du chef de gouvernement et de son équipe ministérielle. Ceux et celles de ce mouvement cachent à peine leur  souhait, celui de voir l’Exécutif conduit par le leader des islamistes du PJD ne pas obtenir  le vote de confiance des députés. Une ambition et un combat de femmes en quête d’égalité et de dignité qui ont très peu de chance d’aboutir. « Non seulement parce qu’Abdelilah Benkirane jouit d’une majorité confortable mais aussi parce que, hormis le PJD, les trois partis composant la majorité sont les principaux responsables d’une telle situation en ne présentant pas de candidature féminine  à la ministrabilité. »

Le gouvernement Benkirane se serait-il mis à dos la moitié de la société marocaine même si le quotidien l’Economiste publie ce vendredi un sondage où l’on apprend que les femmes de ce pays sont légèrement plus nombreuses que les hommes  à faire confiance à la nouvelle équipe au pouvoir, conduite par le patron du Parti justice et développement ?
En tout cas, les initiatives féminines se multiplient. Initiée par l’Association «Women’s Tribune», une pétition, sous forme de lettre ouverte adressée au chef de gouvernement et aux partis politiques, dénonce « la quasi-absence de la femme de l’actuel gouvernement» ainsi que sa « sous-représentation dans les états-majors de tous les partis politiques nationaux». La pétition va encore plus loin et en appelle à un remaniement ministériel et ce, en demandant expressément au chef de gouvernement « d’identifier dans l’immédiat les moyens de corriger cette injustice qui porte atteinte à l’image de notre pays, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur ».

Vendredi 20 Janvier 2012
Narjis Rerhaye

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