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Bladi.netLe conseil municipal de la ville de Rabat a approuvé ce mardi la non reconduction du contrat qui liait la ville de Rabat à la société Rabat Parking, ainsi que la sauvegarde du sabot à Rabat sous certaines conditions.

La municipalité de Rabat qui cherche à ce que la société Rabat Parking soit conforme à la nouvelle charte communale, a décidé de racheter 51% de ladite société pour quelques 18 millions de dirhams, alors que la filiale de la CDG, la Compagnie générale des parkings (CGP), reste propriétaire des 49% restants.

Rabat Parking, qui se transformera d’une société d’économie mixte à une société de développement local et changera de dénomination, généralisera le sabot dans la capitale mais ne l’imposera pas de la même manière que la société espagnole selon le conseil de la ville.

MAP

Rabat - Un show aérien sera organisé samedi sur la baie de Bouregreg par les Forces royales Air, dans le cadre des festivités marquant le 47ème anniversaire de SM le Roi Mohammed VI, chef suprême et chef d’Etat-major général des Forces armées royales.

L'équipe de voltige "la marche verte"

 

Ce Show sera animé par la prestigieuse équipe de voltige « Marche Verte » des Forces royales Air, indique un communiqué de l’Etat-major général des Forces armées royales.


RAMADAN 2010 HORAIRES DU FTOUR POUR RABAT

L'Economiste· Une étude sur le système tarifaire en cours

· Le titre de transport coûterait entre 6 et 7 dirhams

Le tout premier tramway du Maroc ne tardera pas à arriver. Les travaux s’accélèrent à Rabat et Salé pour une livraison prévue à la fin de l’année.

Après la réception de la première rame et la mise sous tension des lignes électriques, les travaux de la voirie et de l’aménagement urbain sont, en effet, à un stade très avancé.

Aujourd’hui, l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg, maître d’ouvrage du projet, pense la politique tarifaire. Aussi, un appel d’offres international a été lancé pour la réalisation de l’étude du système tarifaire. «Au terme de ce processus de sélection, un bureau d’études sera chargé d’identifier les offres commerciales adaptées aux différentes catégories de voyageurs. Cette politique tarifaire sera paramétrée selon le type de trajet (zones, sections, distance réelle, etc.) et la catégorie du client», indique Nadia Jebrou, chargée de Communication à la Société du tramway de Rabat-Salé. Dans ce sens, il seara question des modulations à but commercial, décidées par le maître d’ouvrage afin d’augmenter les recettes et des ajustements à vocation sociale, imposés par les pouvoirs publics visant certains groupes, notamment les personnes âgées ou les étudiants. Le cabinet conseil sera connu le 25 août.

Par ailleurs, la capacité de transport du tramway Rabat-Salé avoisine les 180.000 voyageurs par jour. Afin de fidéliser la clientèle, il faudrait une tarification qui soit adaptée au pouvoir d’achat des populations cible. La direction de l’Agence estime le prix du titre de transport entre 6,5 et 7 dirhams. «En tout cas, le tarif devrait répondre à deux contraintes majeures, à savoir l’accessibilité pour les utilisateurs et les besoins financiers nécessaires au bon fonctionnement du tramway», souligne-t-on auprès de l’Agence du Bouregreg.

La billetterie comprendra l’ensemble des équipements permettant de vendre, de valider et de contrôler les titres de transport et de dresser les états comptables et statistiques correspondants. Les principaux enjeux de l’achat et de la validation des billets sont la limitation de la fraude et la facilitation des voyages.

Pour ce qui est de la circulation, elle se fera sur une voie réservée au tramway. Dans les carrefours, la priorité lui sera accordée d’une manière absolue. L’accès des vélos dans le tramway sera toléré. Et une attention particulière sera portée aux caractéristiques de confort et d’agrément pour le voyageur, notamment la climatisation, la luminosité et le confort dynamique, acoustique et visuel.

Actuellement, ce sont 32 stations qui sont en cours d’aménagement. La fréquence de passage des rames de tramway dans les stations sera de 8 minutes dans chaque sens. Toutefois, sur le tronc commun (entre la place Al Joulane à Rabat et la place Cardonna à Salé), la fréquence des rames sera de 4 minutes.

Bouchra SABIB

MagharebiaUn projet d’infrastructure actuellement en cours au Maroc vise à développer la région de Salé. Pour les habitants contraints de déménager, leur ville sera modifiée à tout jamais.

Les rénovations à grande échelle entreprises dans la vallée de Bouregreg au Maroc se poursuivent à un rythme soutenu, mais de nombreux habitants de Salé sont mécontents, affirmant que ce projet favorise le développement pour les riches aux détriment des pauvres, et détruit le caractère de la vieille ville.

Une nouvelle marina a déjà ouvert, et le tramway Rabat-Salé devrait entrer en service d’ici la fin de l’année. Ce projet public très important comporte également des villas, des parcs, des sentiers de promenade, le nouveau pont Moulay Hassan et un tunnel reliant Rabat à Salé.

« Ce projet est bon, mais les habitants n’ont pas été bien traités », explique le Dr Zouhair Lamzibri, propriétaire d’une clinique médicale dans la mellah de Salé.

Dans le cadre d’une disposition juridique connue sous le nom de « domaine éminent », les agences gouvernementales peuvent exproprier les propriétaires privés. En 2005, la nouvelle Agence de développement de la vallée de Bouregreg avait acquis le contrôle pour dix ans de près de 6 000 hectares couvrant des zones à l’extérieur des médinas très peuplées de Rabat et Salé, passant à travers de larges bandes de terrains agricoles et se terminant sur le lac créé par le barrage Sidi Mohammed Ben Abdallah.

L’agence avait pu indemniser les personnes habitant dans les limites du projet. Avant cette loi, 54 pour cent du terrain étaient toutefois aux mains de propriétaires privés.

« C’est une mesure d’expropriation. Ils proposent des indemnités, et vous devez partir. C’est la loi », a expliqué Lambrizi.

A Salé, le projet Bab al-Bahr couvre de larges portions des quartiers de Cardona et Bab Mrissa. La nouvelle région de Bab al-Bahr comprend environ 70 hectares, dont près de la moitié est consacrée à des hôtels, des villas, une marina, un centre d’artisanat et d’autres projets liés au tourisme. Les travaux de construction ont officiellement débuté en mai 2009, et devraient s’achever en 2013.

Avant que les promoteurs ne procèdent aux expropriations, Lamzibri possédait un bureau à Bab Mrissa. Un tribunal a décidé de son indemnisation

« L’expert de l’agence m’a donné un prix, mais l’agence ne m’en a versé que la moitié », explique-t-il. De plus, ajoute-t-il, il a perdu des clients et son loyer actuel est plusieurs fois supérieur à ce qu’il payait auparavant.

« Ils ne nous donnent même pas assez pour nous installer ici », explique-t-il.

Une telle tactique est typique de l’agence, explique Nabil Rahmouni, architecte et membre fondateur de l’association non lucrative Sala Moustaqbal, de Salé. Des membres de sa famille ont également perdu des biens à un prix qu’il qualifie « d’injuste ».

« Vous pouvez faire appel de ce montant, mais cela prend 5, 10 ou 15 ans », explique-t-il. « A ce moment, l’agence a engrangé les bénéfices sur l’argent retenu. »

Une autre question inquiète les habitants. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 45 000 personnes vivent dans des bidonvilles à Salé, dont certains dans la zone en cours de développement par l’agence.

« Ils implantent le paradis aux portes de l’enfer », explique Rahmouni.

Construire de grands hôtels ne garantit en rien que les riches touristes viendront, ajoute-t-il.

« Ils gardent la marina pour veiller à ce que les personnes qui ne sont pas « bien habillées » ne puissent y entrer, mais cela veut dire aussi que les touristes ne voudront pas sortir », précise-t-il. « La plage est ouverte au public et il n’y a aucune sécurité. »

Pire, continue-t-il, depuis la plage de Rabat, la médina historique est maintenant cachée par les hautes constructions.

« La seule chose que nous avons et que [d'autres villes] n’ont pas, c’est notre patrimoine, mais ils le cachent. Ils veulent tuer Salé ; c’est décidé. »

Les représentants de l’agence se sont refusés à tout commentaire.

Cet important projet de construction a changé le paysage de Salé.

Des milliers d’habitants ont organisé des marches de protestation dans Salé depuis la création de l’agence. Un sit-in en 2008 devant le siège du conseil communal de Salé Bab Lamrissa-Zemmour-Zaer avait poussé les responsables locaux à rejeter ce projet à l’unanimité, « précisant que des modifications significatives devaient être faites dans l’intérêt des habitants de Salé ».

Mais la commune ne dispose que de pouvoirs consultatifs en la matière.

Hicham Mouloudi, architecte en chef au ministère du Logement, de l’Urbanisme et du Développement, fait sa thèse de doctorat sur le projet de Bouregereg à l’Université Mohammed V.

Bien qu’il admette de nombreuses critiques du projet, il est prompt à en répertorier tous les aspects positifs.

Par exemple, explique-t-il, le projet attire un important investissement étranger dans l’économie marocaine, notamment en provenance du Golfe. Un partenariat pour Bab al-Bahr a été signé en juillet 2006 entre le Prince Moulay Rachid et le Sheikh Mohammed Bin Zayed bin Sultan Al Nahyan, prince consort d’Abu Dhabi. Aux termes de ce partenariat, la société d’investissement immobilier d’Abu Dhabi Al-Maabar investira 750 millions de dollars dans le projet. Mouloudi a expliqué que la création d’une organisation consacrée à Bouregreg permet également de contourner nombre des obstacles bureaucratiques qui entravent le développement ailleurs dans le pays, permettant à la construction de progresser rapidement et avec une meilleure visibilité.

Mais une telle rapidité entraîne aussi de nombreuses lacunes. L’agence a « négligé les responsables élus » et créé un développement « pour certains au détriment des autres », explique Mouloudi, soulignant qu’il n’y a eu aucune consultation publique.

« Les habitants de Salé s’inquiètent légitimement que ce développement ne soit pas dans l’intérêt public. Il n’y a aucune garantie que leurs fils travailleront dans les hôtels. Les gens de Salé n’ont jamais été consultés sur ce qu’ils voulaient pour eux-mêmes », explique-t-il à Magharebia.

Il explique qu’il s’attendait à ce que les protestations empirent à Salé, parce que le gouvernement a lancé son projet dans les zones moins peuplées, et passe maintenant aux zones de population plus dense.

Ahlam, professeur d’arabe, est opposée à ce projet de développement, à la fois pour des raisons financières et parce qu’elle redoute ce qu’il va advenir de Salé.

« Toute notre famille est opposée aux constructions et aux hôtels, mais pas au pont », explique-t-elle. Sa famille a perdu l’une de ses maisons au profit de l’agence en 2008, et n’a pas souhaité indiquer son nom par crainte de répercussions.

Elle explique que Salé est une ville religieuse, et qu’avec les nouveaux hôtels et l’afflux de touristes, la prostitution et l’alcool pourraient suivre. Salé compte très peu de magasins qui vendent ouvertement de l’alcool, et en 2009, certains habitants ont organisé un sit-in pour protester contre la vente d’alcool dans un établissement commercial.

Salé connaît déjà de nombreux problèmes, notamment dans les vieilles parties pauvres de la ville, mais la fibre morale perdure, explique Ahlam. Les hôtels à eux seuls ne régleront pas le problème de la toxicomanie, de la dilapidation immobilière et de la pervasion, ajoute-t-elle.

Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.

Texte et photos par Anouar Hamama pour Magharebia à Salé

L’offre des produits alimentaires et de base dans les marchés de Rabat dépassera la demande durant le mois sacré du Ramadan, indique un rapport de la Division des Affaires économiques et de coordination de la Province de Rabat sur l’état de l’offre prévue au cours de ce mois.

Les produits de base sur lesquels il y’aura plus de demande au cours de ce mois comme le sucre, le beurre, l’huile, les légumes secs, le riz, les épices, les fruits secs, les dattes et le gaz butane, seront disponibles en quantités suffisantes sur les marchés, assure le rapport, ajoutant que l’approvisionnement des marchés locaux en différents produits et marchandises de base s’effectue de manière normale, adéquate et organisée de sorte qu’aucune pénurie ou un manque concernant ces produits ne soit enregistré.

S’agissant des prix de ces produits, le rapport indique qu’ils resteront normaux et stables, soulignant que les autorités compétentes prennent plusieurs mesures visant à garantir le respect de ces prix et à éviter toutes les pratiques illicites telles que la fraude, le monopole ou la spéculation.

Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de contrôle des prix et la qualité des produits alimentaires et de base les plus sollicités pendant le mois sacré, le Comité provincial mixte de contrôle des prix et de la qualité a pris, cette semaine, plusieurs mesures visant la sensibilisation et le suivi quotidien de développement de la situation de l’approvisionnement dans plusieurs marchés et locaux commerciaux basés dans la province de Rabat.

Selon le rapport, le Comité va contrôler également tout au long du mois de Ramadan tous les marchés et les points de vente au niveau de la province, et ce en suivant un programme de contrôle préétabli à cet effet par ledit Comité.

Parmi ces mesures, figurent l’organisation des campagnes de sensibilisation et de surveillance conduites par les Comité locaux de contrôle dans le but d’inciter les commerçants à respecter les normes de prévention et d’hygiène, l’affichage des prix, le respect de la chaîne du froid pour les produits fragiles tels que le lait et les produits dérivés, ainsi que le respect des prix des produits de base réglementés tels la farine subventionnée et le gaz butane.

MAP

L'Economiste· La médiocre qualité des eaux a fait fuir le public

· Les opérations de dépollution ont pris du retard

· Stationnement et restauration également pointés du doigt

Cette année, les estivants boudent les plages de la région de Rabat. D’habitude, dès la fin de l’année scolaire la côte de la capitale était prise d’assaut par les vacanciers. On pouvait dénombrer jusqu’à 40.000 visiteurs par jour, surtout le week-end. Mais pour la saison 2010, les estivants préfèrent apparemment aller bronzer ailleurs, plus au nord ou au sud du Royaume, voire à l’étranger. Sur place, les commerces ressentent cruellement les effets de la désaffection des touristes nationaux et étrangers. Selon un restaurateur, les causes de cette désaffection sont nombreuses. Il y a d’abord la qualité des eaux de baignade. Les deux plages de Rabat et Salé ont, en effet, été mal classées par le dernier rapport 2009-2010 sur la surveillance des plages publié par le ministère de l’Equipement. Répertoriées dans la catégorie B, leurs eaux sont de qualité moyenne. Bien que cette note soit meilleure que pour la saison estivale 2008, elle a contribué à faire fuir les visiteurs.

1,8 milliard de DH pour un projet de dépollution

Plage des Oudayas de RabatRappelons qu’en 2007, la rive gauche de l’embouchure de Oued Bouregreg a été classée dans la catégorie D (des eaux de mauvaise qualité donc non conformes à la norme). C’était le même cas pour la section qui se trouve à 120 mètres au sud de l’embouchure. Le même constat s’applique aussi pour la plage de Salé. Sur ce volet, il faut rappeler le projet de dépollution du oued et du littoral mené depuis quelques années par la société Redal, chargée de la gestion déléguée des services d’assainissement et de distribution d’eau et d’électricité au niveau de la région. Un réseau d’intercepteurs pour la collecte de toutes les eaux usées a été déjà mis en place. Et également la construction d’un émissaire marin de plus de 2 km. Mais le système de dépollution n’est pas encore opérationnel pour le moment et on continue à verser près de 200.000 m3 d’eaux usées dans le littoral. Cela est dû au retard dans la construction de la station du traitement de capacité de 520.000 m3 par jour. Selon la direction de Redal, le marché vient d’être adjugé et les travaux vont débuter incessamment. A noter que le coût global du projet de dépollution avoisine 1,8 milliard de DH. «On constate aussi ces dernières années la dégradation de la qualité du sable notamment pour la plage de Rabat», indique un riverain.

Aux problèmes environnementaux, s’ajoutent les difficultés de stationnement. Une grande partie du parking de la plage de Rabat est occupée provisoirement par la société italienne chargée des travaux de construction du tunnel des Oudayas. «A défaut de places disponibles, les automobilistes préfèrent aller vers d’autres plages de la région», avance un gardien de parking. Les commerces et la restauration font défaut également au niveau de la plage de la capitale. «Difficile de trouver même une baguette de pain», signale un estivant. La majorité des commerces sont fermés cette année. «Les tarifs de location proposés par la commune n’ont pas pris en considération l’effet du mois de Ramadan sur la réduction de la durée d’exploitation des locaux durant cet été», explique un commerçant. Les deux cafés-restaurants en activité pratiquent des prix trop excessifs. Et en matière d’hygiène et de service, ce n’est pas le top.

En plus de tous ces désagréments, il faut signaler que la capacité d’accueil de la plage de Rabat reste très faible, selon un responsable de la wilaya. «Il faut réfléchir sur une stratégie globale permettant une exploitation optimale de l’ensemble des plages de la région dont certaines se distinguent par une meilleure qualité des eaux de baignade et dotées des équipements nécessaires. Comme celle de Skhirate», dit-il. Celle-ci vient de décrocher pour la 4e année consécutive le label «Pavillon bleu». «Une distinction qui récompense les efforts pour améliorer la qualité des eaux de baignade, l’aménagement, le nettoiement et la gestion de la plage», indique un responsable de la société Redal partenaire avec d’autres organismes dans ce chantier.

Parmi les différentes actions menées cette année dans le cadre de campagne «Plages propres», il convient de citer la mise en place d’un dispositif de surveillance active de la qualité des eaux de baignade. Grâce à la méthode Coliplage, innovation du groupe Veolia, qui permet d’analyser les eaux de baignade en moins d’une heure. Au menu également la mise en place d’un service de nettoyage quotidien de la plage. Pour faciliter le déplacement des habitants de Rabat et de Salé vers les plages des Nations, Sables d’Or ou Harhoura, la société de transport urbain, Stareo, a mis en place un système de navettes pour faciliter le déplacement des estivants.

Nour Eddine EL AISSI

Jeune AfriqueÀ Rabat, l’aménagement de la vallée de Bouregreg concentre 3 milliards d’euros d’investissements.

La politique des grands chantiers suit son cours. Elle permet à l’économie de s’ancrer dans le long terme, à l’abri des aléas de la conjoncture mondiale.

Hôtels complets, avions surbookés, cortèges de Marocains résidant à l’étranger (MRE) sur les autoroutes : en ce début d’été, le Maroc nouveau semble tourner à plein régime. Le tourisme reste l’une des locomotives économiques d’un royaume lancé, depuis dix ans, dans la course au développement. Pas un responsable qui ne rappelle que le Maroc « a fait le choix de la mondialisation et tient le cap ». Car, en ces temps où les Bourses mondiales font du yoyo, où Américains et Européens divergent sur les remèdes aptes à relancer la machine, il en faut, de la détermination, pour ne pas réduire la voilure.

Même si, de l’aveu du ministre de l’Économie, Salaheddine Mezouar, « une vigilance » s’impose dans la gestion des deniers publics, la politique des grands chantiers structurants reste d’actualité. À l’ombre des forêts de grues qui ont poussé dans les métropoles marocaines (Rabat, Marrakech, Tanger, Agadir…), les bulldozers et bétonneuses continuent de s’affairer.

Alors que certains hommes d’affaires casablancais ironisent sur la « rilance » – concept conjuguant rigueur et relance inventé par la ministre française Christine Lagarde –, les grands argentiers publics et privés du royaume parlent de rigueur concernant le fonctionnement et non pas les investissements. De fait, malgré l’accumulation de nuages qui pèsent sur le commerce extérieur et sur la consommation des ménages, le pays, cité dans les derniers rapports de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) parmi les expériences réussies face à la crise, poursuit sa politique d’infrastructures.

Frénésie équipementière

Grand ordonnateur et témoin de cet engagement, le roi Mohammed VI vient d’inaugurer la nouvelle plateforme industrielle intégrée de Tétouan Shore, un investissement de près de 10 millions d’euros appelé à accompagner la dynamique du port de Tanger Med, lequel vient de franchir le cap des 10 millions de tonnes de fret au premier semestre 2010 (+ 76 % par rapport à 2009). Les travaux de l’usine Renault-Tanger Med, située à Meloussa, vont bon train, avec un objectif de 170 000 véhicules à partir de 2012. La rocade méditerranéenne, véritable défi du génie civil face à la géologie abrupte du Rif, est en voie d’achèvement. Déjà, un nouveau chantier s’engage : celui de la voie express reliant Al-Hoceima à Taza, qui, pour un budget de 250 millions d’euros, devrait permettre le désenclavement vertical du Rif.

Parmi les dernières réalisations coordonnées par l’Agence pour la promotion et le développement du Nord (APDN), l’inauguration royale du parc éolien de Tanger (165 éoliennes d’une puissance totale de 240 MW, soit le site le plus important du continent). Si l’on y ajoute la centrale à cycle combiné de Tahaddart et la poursuite du plan solaire, le Maroc confirme sa position de leader dans le développement des énergies renouvelables.

Un dynamisme qui devrait avoir des conséquences sur l’avenir des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Laminées sur le plan douanier par l’accord de libre-échange conclu entre le royaume et l’UE, les deux enclaves espagnoles sont, de l’aveu d’un diplomate européen, « digérées économiquement » par le Maroc.

Le nord du royaume, longtemps boudé par un pouvoir central qui maintenant le considère comme une région stratégique, n’est pas le seul bénéficiaire de cette politique de grands travaux qui, d’ores et déjà, permettent d’accroître les communications et les échanges entre le Maroc et l’UE. En attendant le futur TGV Tanger-Casablanca (2 milliards d’euros d’investissement), c’est l’inauguration de l’autoroute Marrakech-Agadir, fin juin, après quatre ans de travaux, qui bouleverse la géographie routière. La capitale du Souss, bastion de la pêche et parmi les poumons économiques du royaume, est désormais à seulement sept heures de Tanger et devient un véritable aiguillon commercial pour la sous-région (Mauritanie, Sénégal).

De son côté, entre les travaux du tramway, la construction de sa Technopolis et le pharaonique projet de réaménagement de la vallée du Bouregreg, qui concentre près de 3 milliards d’euros d’investissements publics et privés, Rabat n’échappe pas à cette frénésie équipementière.

Bref, si le débat sur la rigueur commence seulement à franchir la Méditerranée, il n’atteint pas le même degré d’urgence qu’à Paris et, surtout, qu’à Madrid, les deux principaux partenaires européens du Maroc, car, fait-on valoir à Rabat, le chantier de développement massif engagé depuis dix ans dépasse largement une crise jugée conjoncturelle.

Des facteurs d’inquiétude

Certes le Centre marocain de conjoncture table sur une croissance en 2010 de 2,8 %, soit une perte de deux points par rapport à 2009, mais, « à la différence de l’Espagne, le Maroc n’a pas misé que sur le tourisme et l’immobilier, explique Fouad Brini, directeur général de l’APDN. Nous travaillons sur un modèle de développement basé sur les fondamentaux de l’économie réelle : industrie, logistique et services ». En d’autres termes, les investisseurs marocains et leurs partenaires étrangers ont choisi une vision à long terme.

Certains, pourtant, s’interrogent sur le rythme de ce gigantesque chantier. Quelques éditorialistes s’inquiètent de son impact sur les finances publiques, alors que les traitements des fonctionnaires ont été revalorisés et que les rentrées fiscales sont en berne, avec, en particulier, l’effondrement de la taxe sur les profits immobiliers. En effet, le secteur immobilier reste dynamique, mais on assiste à la mise en veille de certains programmes haut de gamme et surdimensionnés, et, après l’euphorie spéculative des années 2000, la défection de plusieurs partenaires étrangers, comme l’espagnol Fadesa, entraîne une certaine nervosité chez les acheteurs étrangers. Désormais, la véritable locomotive du secteur reste le logement social.

Autre source de préoccupation, l’endettement des ménages (plus de 5 milliards d’euros d’encours), qui ont succombé depuis quelques années aux charmes vénéneux des crédits à la consommation. Quant au tourisme, toujours dynamique, il devrait tout de même pâtir cet été de la baisse du pouvoir d’achat des Européens et, au cœur de la saison, en août, du mois de ramadan. Malgré ces quelques signaux d’alarme, le Maroc avance, convaincu que, en économie comme ailleurs, l’audace paie souvent.

Agence Maghreb Arabe PresseRabat, 03/08/10- Le Conseil de la ville de Rabat ne reconduira pas le contrat conclu entre l’arrondissement de Rabat-Hassan et la société « Rabat Parking » relatif à la concession d’installation et d’exploitation d’horodateurs et de parkings de surface dans le centre ville de Rabat, a affirmé le vice-président du Conseil de la ville de Rabat, Mohamed Reda Benkhaldoun.

Le Conseil de la ville de Rabat a décidé de ne pas renouveler le contrat conclu avec « Rabat Parking » il y a près de 12 ans et qui expire le 15 octobre prochain, a déclaré lundi à la MAP, M. Benkhaldoun.

Il a, à cet égard, souligné que l’organisation des stationnements des voitures à Rabat sera concédée à une entreprise qui a exprimé son intérêt à acquérir la part des actionnaires Espagnols à « Rabat Parking », et ce, après l’approbation par le Conseil de la ville, lors de la deuxième réunion de sa session ordinaire du mois de juillet qui se tiendra en août courant, de transformer « Rabat Parking » d’une société d’économie mixte en une société portant le nom commercial de « Société de développement local ».

L'Economiste· Un taux de réussite de plus de 91%

· Sur les 6 Marocains admis à Polytechnique, 4 sortent de ce lycée

Avec les très bons résultats obtenus cette année pour les différents cycles, le lycée Moulay Youssef de Rabat confirme son statut d’établissement d’excellence. Si on commence par le secondaire, le taux global de réussite a été de 98,68%.

La même performance est réalisée pour le baccalauréat avec un taux de réussite général de 91,30%, contre 49% sur le plan national. Pour les filières scientifiques, les taux frôlent les 100%, surtout pour la branche mathématiques B (98,96%).

Les mathématiques A et sciences physiques affichent respectivement 96 et 94,12%. Beaucoup de lauréats intégreront les classes préparatoires au lycée Moulay Youssef. Etablissement réputé aussi pour ses performances dans les concours d’accès aux grandes écoles d’ingénieurs nationales où françaises. Pour les premières, le taux de réussite enregistré cette année par les candidats de Moulay Youssef a été de 99,06%. Quant aux concours français, 4 étudiants du lycée (sur les 6 reçus à l’échelle nationale) ont été admis à Polytechnique.

Pour les autres écoles, on attend la publication des résultats définitifs pour 32 étudiants qui ont réussi les épreuves de l’écrit pour le concours de l’Ecole Centrale. Et le même nombre pour les Mines et Ponts et Chaussées. «Cette performance est le fruit des efforts des enseignants, des élèves et de leurs parents ainsi que l’administration», indique le directeur du lycée. Ce dernier rappelle l’organisation des cours de soutien au profit des candidats du baccalauréat. De même que des rencontres de concentration pour la préparation des étudiants des classes préparatoires.

Des efforts ont été également déployés pour améliorer leurs conditions d’hébergement. En effet, le vieux lycée de la capitale y compris son internat a bénéficié d’un coup de lifting après la réalisation des travaux de rénovation qui ont duré plus de deux ans. Ces travaux, d’un coût de près de 12 millions de DH, seront complètement achevés avant la rentrée scolaire prochaine.

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Effectifs

Sur le plan national, le lycée Moulay Youssef a été choisi avec quelques établissements comme un lycée d’excellence à partir de l’année scolaire prochaine. Cette décision a été mal appréciée par les enseignants et les parents des élèves. Avec ce nouveau label, on réduit le nombre de classes et on exige des moyens très élevés. Pour le tronc commun, seuls 5 élèves ont été inscrits dans la filière technologie et personne pour celle de la littérature.
«Le lycée Moulay Youssef a été toujours un lycée d’excellence avec même 40 élèves par classe, pourquoi donc réduire l’effectif à 24», s’interroge un ancien professeur du lycée.

Nour Eddine EL AISSI

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